Dur dur, pour les squatters, de trouver un lieu à occuper. La faute au marché du logement, qui laisse peu d’espaces libres. La faute aussi à la justice, qui considère qu’un propriétaire dispose librement de son terrain, et peut laisser quelques années une réalisation architecturale ressemblant à cela:


La faute aussi à la presse et aux politiques, qui véhiculent une image des squatters comme un “groupe de jeunes hostile à l’ordre et aux lois”. C’est, de mémoire, les mots que j’ai entendu à la tribune du Conseil communal de Lausanne lorsqu’il était question de la Maison de Paille. Le discours venait de l’UDC, mais il a obtenu des soutiens jusque chez les socialistes et les verdâtres.

Courageux mais pas téméraire, je me suis donc dit que squatter était une occupation dangereuse, et que la photographie était un loisir beaucoup plus acceptable. Cela me permet donc de vous proposer une comparaison entre une affreuse maison de squatters:

Et la devanture créative que nous offrait, en 2004, le marché libre de l’immobilier: