Il m’arrive d’être lassé du langage d’extrême-gauche, et de le trouver un peu suranné. Rien de tel alors que de lire les publications du Centre Patronal: le dépaysement est total, on se trouve dans un monde atemporel, qui semble se perpétuer sans changement majeur depuis deux siècles. La trouvaille du jour est sur le blog du centre patronal, elle a même été mise en évidence par son auteur, Alain Maillard:
“Est-il normal qu’une jeune personne sortant de formation puisse s’offrir quasiment une année de « vacances » aux frais de l’assurance ?”
J’ai eu l’avantage de bénéficier, en sortant de l’uni, de telles “vacances”, et de recevoir pendant près d’une année des indemnités allant de 1′300 francs (avant 25 ans) à 2′650 francs (dès 25 ans révolus) - brut bien entendu. Ces vacances ont quand même été interrompues par quelques centaines de postulations, par quelques gains intermédiaires qui m’ont attiré beaucoup d’inconvénients administratifs et aucun avantage pécunier. J’en ai aussi profité pour développer les activités associatives, avec les migrants en particulier. Mais je suppose que c’était des abus du point de vue du Centre Patronal, puisque pendant ce temps, je n’ai créé aucune richesse, juste diminué un peu la misère…
En fait, le côté vacances, c’était d’aller à des entretiens d’embauche dans un certain nombre de villes de Suisse (Bienne, Zurich, Bâle, Berne et Neuchâtel de mémoire).
Alors si ce tableau paraît si attirant à M. Maillard, je ne peux que lui conseiller de se mettre aussi au chômage quelques temps. Personnellement, je préfère qu’il soit payé pour ce genre de vacances que pour faire des bulletins du centre patronal…